Je m'assois dans cette rue. Les réverbères lancent des lumières fantômatiques. Des ombres apparaissent. Je n'en peux plus, je me met à pleurer. Pas une fois je n'avais pleurer, il faut bien que ça sorte... Je repense à ce qu'il s'est passé ce soir, à ma dispute avec ma mère, à la vérité que j'ai découverte...
Flash back
Ce soir, comme tous les soirs depuis deux semaines, je descend dans la cuisine. Ma mère y est, comme d'habitude. Chaque soir je lui pose la même question.
Moi: C'est quoi cette histoire d'argent?
J'avais décidé de jouer la franchise. Le premier soir elle avait été surprise, mais elle s'est vite reprise. Et elle, comme chaque soir, elle me répond la même réponse.
Marie: Je ne te le dirais pas.
Bon ba ce soir, je suis pas plus avancé que les autres soirs. Je pensais l'avoir à l'usure mais là je vais continuer un peu. Sait-on jamais!
Moi: Dis moi maman!! J'ai le droit de le savoir ça me concerne!
Marie: Non, c'est pour ton bien.
Moi: Et si mon bien c'était de le savoir?
Marie: C'est une possibilité mais tu ne dois pas le savoir.
Moi: Et si je te disais que à cause de ça j'agonise de l'intérieur?
Marie: N'exagère pas! Tu m'as l'air parfaitement normal!
Moi: Mais qu'est ce que t'en sais! Qu'est ce que tu sais de ce que j'éprouve! De la souffrance qui grandit de jour en jour, là dans mon ptit coeur!
Marie: Je ne te
Moi: Du mal que ça me fait de ne pas être au courant de quelques événements de mon passé
Marie: Justine
Moi: De ne pas comprendre ce qu'il s'est passé
Marie: Justine!
Moi: De ne pas savoir pourquoi ils ne vous ont toujours pas donné de signe de vie
Marie: JUSTINE!
Moi: DE NE PAS COMPRENDRE CE QUI T'ENTOURE D'ÊTRE COMPLETEMENT PAUME DANS CE MONDE DE DINGUE ET DE SOUFFRIR JUSTE PASKE JE NE PEUX PAS SAVOIR!
Marie: JUSTINE ARRÊTE CA TOUT DE SUITE!
Moi: NON! POURQUOI TU NE ME LE DIS PAS?! HEIN?! CA TE FAIT PLAISIR DE ME VOIR PERDUE COMME CA?
Marie: TU VEUX SAVOIR? TU VEUX VRAIMENT SAVOIR?
Moi: OUI CA Y EST T'AS ENFIN COMPRIS!
Marie: ET BIEN JE VAIS TE LE DIRE MOI! A TES RISQUES ET PERILS JEUNE DEMOISELLE!
Quand elle m'appellait comme ça, c'était là que je savais que je ne pouvais plus reculer. Elle allait me le dire, c'est ce que je voulais mais si jamais je veux qu'elle arrête, elle ne le fera pas... Être forte Justine... Être forte...
Marie: JE LES AI PAYE POUR QUE TU PUISSE ÊTRE HEUREUSE PENDANT QUELQUES JOURS! ILS ONT JOUES LA COMEDIE! ILS NE T'AIMENT PAS! JE LES AI PAYES POUR QUE QUAND TU LES VERA PARTIR SANS RAISON, TU LES DETESTE CAR ILS T'ONT ABANDONNES! OUI ABANDONNES! ILS S'EN FOUTENT DE TOI! A TONS AVIS, POURQUOI AUCUN D'EUX N'A ESSAYE DE TE RECONTACTER HEIN?
Moi: Euuh, tu leur a fait peur... Tu les a menacés...
Marie: NON C'EST PASKE MAINTENANT QUE JE NE LES PAYE PLUS POUR ÊTRE AVEC TOI, ILS TE LAISSENT TOMBES. TOUT CA CE N'ETAIT QUE MENSONGE!
Je vous en supplie, qu'elle se taise...
Marie: ILS NE T'AIMENT PAS ET NE T'AIMERONT JAMAIS ET TU SAIS POURQUOI?!
Non même si je m'en doute... Je ne veux pas le savoir...
Marie: PARCE QUE TU N'ES QU'UNE DE CES PETITES FANS STUPIDES QUI EST SANS AUCUNE IMPORTANTE!
Non, ça n'est pas vrai...
Marie: ET TU M'A FAIS TELLEMENT PITIE, TOI MA PROPRE FILLE, LA CHAIR DE MA CHAIR, LE SANG DE MON SANG, OUI TU M'AS FAIS TELLMENT PITIE QUE JE LEUR AI PROPOSE DE L'ARGENT POUR RESTER QUELQUES TEMPS AVEC TOI! MAINTENANT TU SAIS TOUT! AH NON ENCORE UNE CHOSE!
Non, non, j'essai de ne plus écouter tout ce qu'elle me dit, je monte dans ma chambre. Elle me suis, elle continue à ma rabaisser. Je n'en peux plus, je veux partir d'ici... Je met des affaires dans mon sac, je redescends, elle me suis toujours. J'ouvre la porte, je pense être sauvé d'elle mais là, elle me dit quelque chose qui me fait l'effet d'un boulet de canon...
Marie: C'EST MÊME MOI QUI LES AI ENVOYE TE SAUVER DE TON FICHU SUICIDE! TOUT A ETE ORCHESTRE DU DEBUT JUSQU'A CE QUE TU DECOUVRE CETTE HISTOIRE D'ARGENT! LA MUSIQUE LE SOIR AUSSI C'ETAIT MON IDEE! JE VOULAIS QUE TU TE SOUVIENNE DE LEUR MUSIQUE MAIS PAS DE TES SENTIMENTS! MAINTENANT SORS DE CETTE MAISON, MAIS MAINTENANT IL N'Y AURA PU PERSONNE POUR TE SAUVER! ILS NE T'AIMENT PAS, C'EST JUSTE L'ARGENT QUI LES A INTERRESSE!
Trop, c'était trop. je ferme la porte violement. J'entend ma mère fondre en larmes. Je pars de cette maison, je pars...
Fin du flash back.
Voilà où j'en suis. Les larmes ont cessés de couler. Je me relève et me remet à marcher. J'arrive près d'un pont... Je le reconnais. C'est de ce pont là que j'ai voulu sauter. Sauf que aujourd'hui, je ne veux pas sauter. Je ne suis pas lâche à ce point... Je pense que si j'ai sauté la denrière fois... Déjà c'était parce que j'étais désespéré et ensuite c'est parce que j'ai vu qu'il y avait des gens qui me rattraperaient... Je passe mon chemin et continue tout droit. Mes yeux commencent à se fermer doucement. Les larmes m'ont laissé comme souvenirs des sillons humides le long de mes joues et des yeux rouges tout bouffis. Je m'allonge sur le sol, je vais dormir là. Je n'ai pas le choix. Une dame passe devant moi, je ferme mes yeux, les larmes coulent encore, c'est automatique.
Voix: Excusez moi?
Je rouvre les yeux et regarde devant moi. Une femme de taille moyenne, les cheveux blonds, les yeux marrons se tenait à genoux devant moi.
Voix: Je m'appelle Emilie, vous êtes à la rue?
Moi: Pour ce soir j'en suis sur, après je ne sais pas...
Emilie: Venez.
Elle me prit la main et me releva. Je la vois me regarder avec tendresse, qu'est ce qu'elle veut faire. Nous marchons en silance pendant cinq minutes. Elle me fait entré dans une maison de taille normal, plutôt jolie avec une piscine et une jardin immense et magnifique. On entre dans la maison, elle m'assoit dans un canapé en cuir noir.
Emilie: Tu aimes le thé?
Moi: Oui.
Elle part. J'examine la pièce. Bon déjà... Je suis dans un salon. Soit un décorateur est passé par là, soit cette femme, Emilie a vraiment bon goût. Les murs étaient blancs, tout ce qu'il y a de plus simple. Les canapés et fauteuils en cuir noir étaient répartis à trois endroits dans la pièce: autour d'une télé, autour d'une cheminée et autour d'un table basse. Des fleurs rouges ornées le tout. (Je vous laisse imaginez tout les détails par vous même, je vous donne juste les grandes lignes, àaprès tout, votre imagination aussi doit fonctionner pour croire à cette histoire, autant la personnalisé comme vous le souhaitez =D). Je vois Emilie revenir. Elle me tend une tasse de thé brulant. Je bois lentement et pose ma tasse après quelques gorgées.
Emilie: Tu veux m'en parler? Je peux t'écouter tu sais. Commen tu t'appelles?
Moi: Justine.
Emilie: Et...
Moi: J'ai juste une question...
Emilie: Oui vas-y.
Moi: Pourquoi ils ne m'aiment pas?
Je fond en larmes das les bras de Emilie. Je ne la connais pas et pourtant je suis là avec elle. Elle dégage de la bienvellance, on se sent à l'aise avec elle dès qu'elle vous regarde, on sent qu'on peut dire tout ce qui ne va pas. Je lui raconte tout. J'ai une confiance aveugle en elle.
Un bruit de porte résonne dans la pièce. Deux jeunes hommes entrent devancés d'une jeune femme.
Jeune femme: SURPRIIIISE!! On vient te rendre une petite visite surprise avec...
Elle se tait brusquement. Je lève les yeux vers cette femme. J'aperçois deux ombres qui s'avancent vers nous. Arrivés à la lumière, je les reconnais.
Moi: NOOOOONNNN!!!
Je m'évanouis.


